Revenir à soi

Publié le 10 février 2026 à 13:13

Revenir à soi

Ouvre le livre de ton cœur.
Regarde-toi dans le miroir.
Vois ce que tu as vécu,
ressens comment tu te sens aujourd’hui,
et écoute ce à quoi tu aspires vraiment.

J’ai écrit ces textes parce qu’à un moment, quelque chose ne sonnait plus juste en moi.

Trop d’informations.
Trop de règles.
Trop de discours sur ce que je devais comprendre, accepter, dépasser ou pardonner.

Même la spiritualité, qui devait me rapprocher de moi, m’en a parfois éloignée.
À force d’écouter l’extérieur, j’ai cessé de m’écouter moi-même.

Alors j’ai commencé à faire autrement.
À remettre en question ce qu’on m’avait transmis.
À regarder ce que je ressentais vraiment, sans chercher à savoir si c’était spirituel, juste ou acceptable.

Cette série n’est pas un enseignement.
C’est un chemin de lucidité.
Un retour à soi.
Une reprise de responsabilité sans culpabilité.

Tu peux être d’accord.
Ou pas.
Prendre.
Ou laisser.

L’essentiel n’est pas ce que moi j’ai compris.
L’essentiel, c’est ce que toi, tu reconnais comme juste pour toi.


Où en es-tu vraiment ?

Article 1 — État des lieux

À un moment, il faut être honnête avec soi-même.

Le monde dans lequel nous vivons est sous pression.
Et nous aussi.

Nous sommes entourés de situations, de discours, de personnes qui nous éloignent de notre réalité intérieure.
Parfois de manière visible.
Parfois de façon beaucoup plus subtile.

Alors on s’adapte.
On encaisse.
On avance sans s’arrêter.

Certains prennent des substances pour ne plus ressentir.
D’autres se réfugient dans un monde imaginaire.
Certains s’isolent, pensant se protéger en se coupant du monde.

Mais se protéger de quoi, exactement ?

De la peur des autres ?
De la peur de ne pas être à la hauteur ?
Ou de la peur de se regarder vraiment en face ?

Le corps, lui, ne ment pas.
Quand l’esprit fuit, il parle à sa place.
Par la fatigue.
Par la saturation.
Par le bruit intérieur.

Quand on ne s’écoute plus, quelque chose crie.

Et ce cri n’est pas là pour punir.
Il est là pour signaler que quelque chose est désaligné.

L’état des lieux est simple, même s’il est inconfortable :
beaucoup d’entre nous ne vivent plus en lien avec ce qu’ils ressentent réellement.

On fonctionne.
On survit.
Mais on n’habite plus vraiment sa vie.

Avant de chercher des réponses ailleurs,
avant de vouloir comprendre, évoluer ou guérir,
il faut d’abord accepter de voir où l’on en est.

Sans jugement.
Sans justification.
Juste avec honnêteté.

Chanson: Le monde qui t'entoure

Qu’est-ce que ton corps essaie de te dire ?

Article 2 — Le message

Quand on ne s’écoute plus, la vie trouve un autre moyen de nous parler.

Le message n’arrive pas toujours sous la forme d’un événement spectaculaire.
Il passe souvent par le corps, par des signaux répétés, par une sensation diffuse que quelque chose ne va pas.

Le stress qui ne redescend plus.
L’anxiété de fond.
La fatigue persistante.
Le sentiment d’être toujours en tension, même au repos.

On continue malgré tout.
Parce que s’arrêter ferait remonter trop de choses.
Parce que ralentir obligerait à regarder ce qui fait peur.

Alors on avance, sans écouter, en espérant que ça passe.

Mais le corps n’est pas contre nous.
Il n’attaque pas.
Il alerte.

Quand il fait du bruit, ce n’est pas pour nous punir,
c’est pour nous dire que nous sommes allés trop loin contre nous-mêmes.

Souvent, le message est simple :
ralentis.
regarde ce qui te met sous pression.
identifie la source réelle de ton stress.

Mais tant que l’on refuse d’entendre,
le message insiste.

Ce n’est pas parce que la vie veut nous briser.
C’est parce que nous avons cessé de nous écouter.

Le message ne demande pas d’être compris intellectuellement.
Il demande d’être accueilli.

Et tant que l’on fuit ce message,
on reste en conflit avec soi-même.

Écouter ne signifie pas tout changer d’un coup.
Cela commence par reconnaître ce que l’on ressent réellement.

Sans minimiser.
Sans rationaliser.
Sans se mentir.

Chanson: Je veux vivre


Quelles croyances t’ont fait perdre ton pouvoir ?

Article 3 — Les fausses croyances

Quand quelque chose fait mal, on cherche une explication.
Et souvent, on en trouve une qui rassure, même si elle enlève du pouvoir.

On nous a appris que la souffrance fait grandir.
Que si une épreuve arrive, c’est qu’elle a un sens caché.
Que l’univers, la vie ou une force supérieure sait mieux que nous ce dont nous avons besoin.

Alors on se dit :
« J’ai compris la leçon, je peux passer à autre chose. »

Mais cette phrase est parfois une fausse sortie.

Elle peut nous faire croire que tout ce qui nous arrive est là pour nous élever,
comme si le mal était un passage obligé,
comme si la douleur était un outil pédagogique.

On nous a aussi appris que nous aurions choisi nos épreuves avant de nous incarner.
Que les traumatismes, les injustices, les mauvais traitements feraient partie d’un plan.
Et que, de toute façon, nous n’aurions pas le choix.

Cette croyance est dangereuse.

Elle transforme la résignation en sagesse.
Elle fait passer l’acceptation avant le discernement.
Elle enlève le droit de dire non.

Autre croyance répandue : le karma comme punition.
L’idée que l’on récolterait aujourd’hui ce que l’on aurait semé ailleurs,
comme si la souffrance était méritée.

Tout cela installe une logique sournoise :
si quelque chose est douloureux,
alors il faudrait l’accepter, le justifier, le pardonner.

Mais le problème n’est pas de nommer le mal.
Le problème est de le justifier.

Comprendre une situation ne veut pas dire l’excuser.
Donner du sens ne doit pas enlever la responsabilité.
Et la spiritualité ne devrait jamais servir à anesthésier le discernement.

Certaines croyances apaisent à court terme,
mais elles finissent par nous éloigner de nous-mêmes.

Parce qu’elles nous apprennent à supporter
là où il faudrait parfois refuser.

Chanson: Le karma


Qu’est-ce qui est injuste et faux ?

Article 4 — L’injuste et le faux

À force de vouloir tout comprendre,
on en a parfois oublié de poser des limites.

On nous a appris que juger était mal.
Que chacun a un passé.
Que chacun porte ses blessures.

Alors, peu à peu, on a appris à tout excuser.

Mais il y a une différence entre comprendre et tolérer.
Entre expliquer et accepter.

Quand un acte fait violence,
le reconnaître n’est pas un manque d’amour.
C’est un acte de lucidité.

Le problème n’est pas de voir ce qui est injuste.
Le problème est de le rendre acceptable.

À travers certains discours spirituels ou sociaux,
on a fini par justifier l’injustifiable.
À demander aux personnes blessées de pardonner trop vite.
À transformer la souffrance en outil d’apprentissage.

Et parfois même,
à faire porter à celui qui subit la responsabilité de ce qu’il vit.

Cela, ce n’est ni juste, ni vrai.

Tout ce qui retire le libre arbitre,
tout ce qui empêche de dire non,
tout ce qui normalise la violence,
n’a rien de sacré.

L’amour n’oblige pas à s’effacer.
La conscience n’exige pas le silence.
Et la spiritualité ne devrait jamais servir à nier le réel.

Refuser ce qui fait mal n’est pas fuir.
C’est se respecter.

Et se respecter,
c’est déjà reprendre une part de sa souveraineté.

Chanson: La justice du cœur


Information

Article 5 — La vérité

À force de déconstruire, une chose reste.
Quelque chose de simple.
De stable.

La vérité ne vient pas de l’extérieur.

Oui, il existe une force que l’on peut appeler la Source, l’Univers, le Divin.
Peu importe le nom.
Mais cette force n’est pas au-dessus de nous.
Elle est en nous.

Nous sommes tous une part de cette source.
Ce qui implique une chose fondamentale :
nous sommes responsables de ce que nous faisons de notre vie.

Être interconnectés ne signifie pas se dissoudre.
Apprendre des autres ne signifie pas se perdre.
La conscience collective n’annule pas la souveraineté individuelle.

La vérité se construit à partir de l’expérience.
De ce que l’on a vécu.
De ce que l’on a accepté.
De ce que l’on a rejeté.

Parfois, on s’est abandonné en pensant ne pas être assez.
Parfois, on a suivi des chemins qui n’étaient pas les nôtres.
Et parfois, c’est en voulant aider, aimer, comprendre,
que l’on s’est éloigné de soi.

Mais chaque détour apprend quelque chose.
Non pas parce qu’il était nécessaire,
mais parce qu’il a été vécu.

La vérité n’est pas un concept.
C’est un ressenti.
Une cohérence intérieure.

Elle ne demande pas d’être crue.
Elle demande d’être reconnue.

Quand quelque chose est vrai pour toi,
tu n’as pas besoin de le justifier.
Tu le sais.

Et cette vérité-là ne t’enlève rien.
Elle ne te soumet pas.
Elle ne t’écrase pas.

Elle te rend plus présent à toi-même.

Chanson: Je suis

Article 6 — Qui nous sommes & reprendre sa souveraineté

À la fin de ce chemin, il ne reste pas une théorie.
Il reste toi.

Ce que tu es ne se définit pas par ce que tu as subi.
Ni par ce que tu as compris.
Ni par ce que l’on t’a expliqué.

Tu es un être capable de choisir.

Ton cœur est ton propre livre.
Ta connexion directe.
Ton apprentissage vivant.

Quand tu ouvres ce livre et que tu apprends de lui,
sans jugement, sans malveillance, sans ego,
tu te relies directement à ta vérité.

Personne ne peut lire ce livre à ta place.
Personne ne peut savoir mieux que toi ce qui y est écrit.

Le piège commence quand tu remets ce livre à quelqu’un d’autre.
Quand une voix extérieure te dit :
« Fais ceci. Dis cela. Vis comme ça. C’est écrit. »
Alors même qu’elle n’a jamais lu ton cœur.

À cet instant, tu cèdes ta souveraineté.

Reprendre sa souveraineté, ce n’est pas rejeter les autres.
Ce n’est pas se couper du monde.
C’est cesser de se trahir.

Tu peux écouter.
Tu peux apprendre.
Tu peux t’inspirer.

Mais tu choisis.

Chaque être que tu rencontres peut t’enseigner quelque chose.
En bien.
Ou en mal.

Et tu as toujours le droit de décider :
apprendre de lui,
ou apprendre par toi-même.

Reprendre sa souveraineté,
c’est accepter de se regarder en face.

Voir ses faiblesses.
Ses peurs.
Ses échecs.
Ses réussites.
Ses qualités.

Et les considérer non comme des fautes,
mais comme des ingrédients.

Alors tu ajustes.
Tu enlèves ce qui est en trop.
Tu ajoutes ce qui manque.
Tu goûtes.
Tu réévalues.

Toujours pour toi.
Jamais contre toi.

Car être souverain,
ce n’est pas être parfait.

C’est être fidèle à ce que l’on est.

Chanson: Artifice


À la fin de ce chemin, il ne reste pas une réponse.
Il reste une relation.

La relation que tu entretiens avec toi-même.

Reprendre sa souveraineté ne signifie pas tout rejeter.
Cela signifie cesser de se trahir.

Ton cœur est ton propre livre.
Ta connexion directe.
Ton apprentissage vivant.

Si tu l’ouvres et que tu apprends de lui,
sans jugement, sans malveillance, sans ego,
tu es directement relié à ta vérité.

Mais si tu remets ce livre à quelqu’un d’autre,
s’il te dit quoi penser, quoi ressentir, quoi faire,
alors tu t’éloignes de toi.

Alors fais face à toi-même.

Regarde tes faiblesses.
Tes peurs.
Tes échecs.
Tes réussites.
Tes qualités.

Et considère-les comme des ingrédients.

Demande-toi :

  • qu’est-ce que je mets dans ma recette ?

  • est-ce trop ?

  • pas assez ?

  • de quoi ai-je vraiment envie ?

  • et pourquoi est-ce que je fais cette recette ?

Puis ajuste.
Observe.
Améliore.

Toujours pour toi.
Jamais contre toi.

Car être souverain,
ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre.

C’est enfin être fidèle à soi.

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