Revenir à soi
Tu dis que tu veux partir, que tu ressens ce besoin de fuir, de tout laisser derrière toi… mais si tu es honnête avec toi-même, ce n’est pas un lieu que tu veux quitter, c’est une douleur.
Qu’est-ce qui te fait peur ?
Qu’est-ce que tu veux vraiment changer dans ta vie ?
Changer de vie, ce n’est pas fuir, c’est comprendre comment tu en es arrivé là, comprendre ce que tu portes encore aujourd’hui sans t’en rendre compte.
Ce ne sont pas seulement tes choix qui te guident, ce sont aussi tes blessures. Les blessures de l’enfance, les manques, les peurs… tout ce que tu as vécu et que tu n’as jamais vraiment digéré.
Ton esprit fait ce qu’il peut pour te protéger, il te ramène vers ce que tu connais déjà, même si ça te fait souffrir, même si tu veux l’oublier, parce que l’inconnu fait souvent plus peur que la douleur connue. Mais tant que tu ne regardes pas ton passé en face, il continuera à décider pour toi.
Alors oui, il va falloir t’y confronter, non pas pour te faire du mal, mais pour comprendre ce qui s’est passé, comprendre ta place dans cette histoire, et surtout comprendre que tu n’es pas toujours coupable.
Il y a des choses que tu as subies, des choses que tu n’as pas choisies, et tant que tu portes une culpabilité qui n’est pas la tienne, tu restes enchaîné à ce passé. Se libérer, ce n’est pas oublier, c’est reconnaître, c’est remettre de la vérité là où il y avait du silence.
Et il faut aussi accepter une chose difficile : tu ne recevras pas toujours des excuses. Les personnes qui t’ont blessé ne te comprendront pas forcément, elles nieront, fuiront ou inverseront les rôles, et parfois elles te feront douter de toi.
Mais ta vérité ne dépend pas de leur reconnaissance. Ta vérité, tu la ressens au fond de toi, et à un moment, tu dois choisir : continuer à attendre ou te libérer.
Te libérer, c’est poser des limites, c’est parfois prendre de la distance, c’est te choisir même si ça dérange.
Ce n’est pas les autres que tu abandonnes, c’est toi que tu récupères.
Oui, la vie peut être injuste, oui, ce que tu as vécu n’était pas normal, mais aujourd’hui tu n’es plus cette version de toi qui subissait. Aujourd’hui, tu peux décider de ne plus revivre les mêmes schémas, de te respecter, de construire autre chose et surtout d’être là pour toi.
Parce que si tu deviens ton propre soutien, si tu apprends à être bienveillant avec toi-même, alors plus rien ne pourra vraiment te détruire.
Le passé est terminé, il n’existe plus que dans ce que tu continues à nourrir. Alors au lieu de regarder en arrière, regarde ce que tu peux créer maintenant.
Pas demain, aujourd’hui.
Qu’est-ce que tu peux faire, même petit, pour te faire du bien, te respecter et avancer ?
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