Réconciliation avec soi même

Publié le 18 février 2026 à 17:43

🌿 Réconciliation – Retour au point zéro

Il arrive un moment où l’on ne peut plus continuer à avancer en portant ce qui ne nous appartient pas.

Un moment où l’on ne peut plus fuir les blessures,
ni les injustices,
ni les erreurs,
ni les silences.

La réconciliation ne commence pas par le pardon des autres.
Elle commence par un retour à soi.

Un état des lieux honnête.
Un regard posé sur l’enfant intérieur que nous étions.
Sur l’adulte que nous sommes devenu(e)s.
Sur les croyances que nous avons intégrées pour survivre.

Ce chemin n’est pas une guerre contre le passé.
C’est un chemin de lucidité.

Comprendre ce que nous avons appris.
Rendre ce qui ne nous appartient pas.
Rendre la faute à sa place.
Se demander pardon.
Accepter sa part d’ombre.
Transformer nos failles en force.

La réconciliation n’efface pas l’injustice.
Elle nous libère de son emprise.

Elle nous permet de revenir au point zéro.

Le point zéro, ce n’est pas oublier.
Ce n’est pas nier.
Ce n’est pas devenir indifférent(e).

C’est retrouver un espace intérieur où nous ne sommes plus ni victime ni coupable.
Un espace où nous sommes conscients, alignés, entiers.

Dans ce parcours, il sera question de :

  • Vérité intérieure

  • Responsabilité consciente

  • Pardon de soi

  • Limites saines

  • Souveraineté personnelle

Il sera question de redevenir libre.

Libre de ne plus vivre à travers le regard des autres.
Libre de ne plus porter ce qui nous écrase.
Libre de choisir notre manière d’être dans un monde imparfait.

Ce chemin demande du courage.
Mais il mène à quelque chose de simple et puissant :

Se tenir debout.
Être aligné(e).
Être en paix avec soi.

Revenir à soi.
Et se choisir.

Article 1 : L’état des lieux – Me rencontrer vraiment

La réconciliation de soi commence par un face-à-face.

Un moment où l’on cesse de fuir.
Où l’on accepte de se regarder avec honnêteté.

Se regarder dans le miroir.
Revoir l’enfant intérieur que nous étions.
Celui ou celle qui portait de l’espoir, de la joie, une spontanéité naturelle.

Puis observer l’adulte que nous sommes devenu(e)s.

Entre les deux, que s’est-il passé ?


🌿 Faire un état des lieux intérieur

Qui suis-je aujourd’hui ?
Qui suis-je devenu(e) ?
À quel moment me suis-je éloigné(e) de ma vérité intérieure ?

Faire un état des lieux ne signifie pas se juger.
Ce n’est pas se condamner.

C’est poser un regard lucide sur :

  • Mes blessures

  • Mes fausses croyances

  • Mes adaptations

  • Mes mécanismes de survie

  • Mes peurs profondes

C’est reconnaître que certaines attitudes ont été des protections.
Que certains silences ont été des stratégies de survie émotionnelle.


🌿 Identifier ce qui m’a éloigné(e) de moi

Peut-être ai-je entendu :

“Tu n’es pas assez.”
“Sois comme ton frère / ta sœur.”
“Tu dois faire mieux.”
“Arrête d’être sensible.”

À force d’entendre ces messages, j’ai intégré des croyances limitantes.

Je me suis adapté(e).
J’ai cherché à être accepté(e) plutôt qu’à être authentique.
J’ai préféré la conformité à la vérité.

Mais ces adaptations n’étaient pas mon essence.
Elles étaient une réponse à un environnement.


🌿 Revenir au point zéro

L’état des lieux est la première étape vers le point zéro.

Le point zéro, c’est l’endroit intérieur où je cesse de me définir par mes erreurs.
Où je ne suis plus enfermé(e) dans mes blessures.

Je ne suis pas mes échecs.
Je ne suis pas les projections des autres.
Je ne suis pas ce que l’on a dit de moi.

Je suis celui / celle qui observe avec conscience.

Et dans cette conscience, la réconciliation peut commencer.

Aujourd’hui, je choisis de me rencontrer.
Non pour me critiquer.
Mais pour me comprendre.

Car on ne peut pas revenir à soi
si l’on ne voit pas où l’on s’est perdu(e).

Chanson: Je me choisis

Article 2 : Ce que j’ai appris… et ce qui ne m’appartient pas

Après l’état des lieux, une évidence apparaît :

Tout ce que je suis aujourd’hui ne m’appartient pas entièrement.

J’ai appris.

Appris à parler.
Appris à réagir.
Appris à me défendre.
Appris à me taire.
Appris à m’adapter.

Mais ai-je choisi tous ces apprentissages ?

Très tôt, j’ai intégré des croyances familiales, des règles invisibles, des attentes silencieuses.

“Sois sage.”
“Sois fort(e).”
“Sois raisonnable.”
“Sois comme ton frère / ta sœur.”
“Tu peux mieux faire.”
“Ce n’est pas suffisant.”

À force d’entendre les “pas assez”, j’ai fini par les croire.


🌿 Les adaptations pour être aimé(e)

Je me suis adapté(e) pour être accepté(e).

J’ai été gentil(le) pour être en sécurité.
Invisible pour éviter le conflit.
Performant(e) pour être valorisé(e).
Conforme pour ne pas déranger.

Parfois, je suis devenu(e) dur(e), fermé(e), moqueur(se),
pour ne plus être blessé(e).

Ces comportements n’étaient pas mon identité profonde.
Ils étaient des mécanismes de survie.

Je voulais être aimé(e).
Reconnu(e).
Validé(e).

Alors j’ai parfois exécuté des choix qui n’étaient pas alignés avec ma vérité intérieure.


🌿 Ce qui ne m’appartient pas

Aujourd’hui, je peux me poser ces questions :

Cette croyance est-elle encore la mienne ?
Cette peur m’appartient-elle vraiment ?
Cette manière d’être correspond-elle à mes valeurs actuelles ?

Tout ce que j’ai appris n’est pas à conserver.

Certaines choses étaient justes.
D’autres étaient injustes.
Certaines m’ont construit(e).
D’autres m’ont éloigné(e) de moi-même.

La réconciliation commence lorsque je trie.

Je garde ce qui nourrit mon alignement.
Je laisse ce qui entretient mon auto-sabotage.


🌿 Rendre ce qui ne m’appartient plus

Je peux rendre les projections.
Les comparaisons.
Les étiquettes.
Les attentes qui n’étaient pas les miennes.

Je peux dire intérieurement :

“Cela ne m’appartient plus.”

Je ne rejette pas mon histoire.
Je la comprends.

Je ne renie pas mon passé.
Je l’intègre avec conscience.

Et dans cette conscience, je me rapproche du point zéro.

Là où je redeviens moi.

Chanson: même dans la tempête

Article 3 : Pardon – Par don, que ce don parte

Après avoir fait l’état des lieux
et identifié ce qui ne m’appartient pas,
vient une étape essentielle :

Le pardon.

Mais pas celui que l’on récite par obligation.
Pas celui qui excuse l’inexcusable.
Pas celui qui minimise l’injustice.

Je parle du par don.

Par don.
Que ce don parte.


🌿 Ce que je ne veux plus porter

Ce que tu m’as donné,
avec ou sans mon consentement,
je ne veux plus le porter.

Ce poids.
Cette culpabilité.
Cette honte.
Cette colère figée.
Cette blessure intérieure.

Je ne veux plus que ce “don” dirige mon état émotionnel,
mon équilibre mental,
mon corps,
mon énergie.

Le pardon n’est pas pour te libérer.
Il est pour me libérer.


🌿 Rendre ce qui ne m’appartient pas

Je rends la violence.
Je rends les projections.
Je rends les mensonges.
Je rends l’injustice.

Je ne garde que ce qui est à moi :

Ma conscience.
Ma dignité.
Ma vérité intérieure.
Ma souveraineté.

Par don.

Je veux que ce don parte.


🌿 Revenir au point zéro

Le point zéro, c’est cet espace où je ne suis plus écrasé(e) par ce que j’ai reçu.

Là où je ne suis plus défini(e) par la blessure.
Là où je cesse d’être sous emprise invisible.

Je ne nie pas le passé.
Je ne l’efface pas.

Je cesse simplement de le laisser me gouverner.

Et dans ce départ,
quelque chose se réaligne.

Je me sens plus léger / légère.
Plus clair(e).
Plus présent(e).

Je me rapproche de moi.

Article 4 : Rendre la faute à sa place

Après avoir dit par don – que ce don parte,
il reste une étape essentielle :

Rendre la faute à sa place.

Pendant longtemps, j’ai porté des responsabilités qui n’étaient pas les miennes.

Je me suis dit :

“C’est ma faute.”
“Je n’ai pas su réagir.”
“Je n’ai pas été assez fort(e).”
“J’aurais dû faire autrement.”

Mais est-ce que tout m’appartenait vraiment ?


🌿 Distinguer la douleur de la responsabilité

La douleur que j’ai ressentie m’appartient.
Elle est réelle.
Elle est légitime.

Mais la responsabilité de l’acte appartient à celui ou celle qui l’a commis.

La violence émotionnelle,
la manipulation,
le mensonge,
l’injustice,
ne définissent pas ma valeur.

Elles définissent un comportement extérieur.

Rendre la faute à sa place, c’est sortir de la confusion intérieure.


🌿 La colère contre soi

Souvent, derrière la colère contre l’autre,
il y a une colère contre soi.

De ne pas avoir su se défendre.
De ne pas avoir vu venir.
De ne pas avoir été son propre sauveur / sa propre sauveuse.

Mais étais-je réellement faible ?
Ou étais-je en train de survivre avec les ressources du moment ?

À cet instant-là, j’ai fait ce que je pouvais.

Pas ce que j’aurais voulu faire aujourd’hui avec plus de conscience,
mais ce que j’étais capable de faire alors.


🌿 Restaurer ma vérité

Rendre la faute à sa place ne signifie pas fuir mes propres erreurs.

Je peux reconnaître mes choix maladroits.
Mes réactions disproportionnées.
Mes silences.

Mais je refuse de porter ce qui ne m’appartient pas.

Je refuse de continuer à me définir par des actes que je n’ai pas commis.

Lorsque je rends la faute à sa place,
je restaure ma vérité intérieure.

Je ne suis plus prisonnier / prisonnière de la culpabilité excessive.
Je ne suis plus sous l’emprise du reproche permanent.

Je vois plus clair.

Et dans cette clarté,
je me rapproche encore du point zéro.

Là où je ne suis ni victime ni coupable.
Là où je redeviens simplement conscient(e).

Chanson: Tu as fait comme tu as pu

Article 5 : Se demander pardon

Après avoir rendu la faute à sa place,
après avoir distingué ma responsabilité de celle des autres,

vient l’étape la plus intime :

Se demander pardon.

Pas pour effacer le passé.
Pas pour nier mes erreurs.
Mais pour arrêter de me condamner.


🌿 Le poids de l’auto-jugement

Pendant longtemps, je me suis reproché :

De ne pas avoir su réagir.
De ne pas avoir été assez fort(e).
D’avoir eu peur.
D’avoir été manipulé(e).
D’avoir été faible.

Je me suis infligé(e) une punition intérieure silencieuse.

Je me suis dit que j’aurais dû faire autrement.

Mais aujourd’hui, je comprends une chose essentielle :

À ce moment-là, je faisais avec le niveau de conscience,
de force,
et de ressources que j’avais.


🌿 Se pardonner sans s’excuser

Se demander pardon ne signifie pas se déresponsabiliser.

Cela signifie reconnaître :

Oui, j’ai pu mal agir.
Oui, j’ai pu me tromper.
Oui, je n’ai pas toujours été aligné(e).

Mais je refuse de rester sous le poids du reproche éternel.

Je reconnais mes erreurs.
Je les intègre.
Je les transforme en maturité.

Je ne suis pas mes réactions passées.
Je suis celui / celle qui apprend.


🌿 Le pardon envers soi comme acte de liberté

Le pardon de soi est un acte de libération intérieure.

Tant que je me condamne,
je reste prisonnier / prisonnière de mon passé.

Tant que je m’auto-juge,
je laisse l’extérieur continuer à avoir une emprise sur moi.

Se demander pardon, c’est dire :

“Je choisis d’évoluer plutôt que de me punir.”

Je cesse de me voir uniquement à travers mes erreurs.

Je me regarde avec lucidité,
mais aussi avec bienveillance.


🌿 Revenir au point zéro

Au point zéro, je ne me justifie plus.
Je ne me défends plus contre moi-même.

Je reconnais ce qui a été.
Je comprends pourquoi j’ai agi ainsi.
Et je décide d’avancer autrement.

Je me pardonne.

Et dans ce pardon,
je me relève.

Je ne suis plus sous le poids du passé.
Je suis debout, aligné(e), conscient(e).

Et je me rapproche encore un peu plus de moi.

Chanson: Merci

Article 6 : Accepter sa part d’ombre

Après s’être demandé pardon,
une étape plus difficile encore apparaît :

Accepter sa part d’ombre.

Ce n’est pas confortable.
Ce n’est pas flatteur.
Mais c’est profondément libérateur.


🌿 Voir ce que l’on voulait cacher

En moi, il y a eu :

De la colère.
De la peur.
De la jalousie parfois.
De la dureté.
Des réactions excessives.
Des silences qui ont blessé.
Des paroles regrettées.

Pendant longtemps, j’ai voulu effacer cela.
Le nier.
Le rejeter.

Mais plus je rejette mon ombre,
plus elle agit en silence.


🌿 Comprendre l’origine de l’ombre

L’ombre n’est pas le mal.
Elle est souvent née d’une blessure.

D’un sentiment d’injustice.
D’un manque de reconnaissance.
D’un besoin non respecté.
D’un abandon ressenti.

Elle est une protection devenue excessive.

Ma colère était peut-être une tentative de défense.
Ma dureté, une armure.
Mon silence, une fuite.

Accepter sa part d’ombre, c’est dire :

“Je comprends pourquoi tu es apparue.”


🌿 De la lutte à l’intégration

Lorsque je refuse mon ombre,
je me divise intérieurement.

Lorsque je l’accepte,
je redeviens entier / entière.

Je ne me justifie pas.
Je ne me glorifie pas.

Je reconnais simplement que je suis humain(e).

Je ne suis pas uniquement lumière.
Je ne suis pas uniquement erreur.

Je suis un mélange de failles et de forces.


🌿 Revenir au point zéro

Au point zéro, je ne cherche plus à être parfait(e).

Je cherche à être cohérent(e).

Je regarde mes réactions.
Je comprends ce qu’elles révèlent.
Je prends la responsabilité de mon évolution.

Et dans cette acceptation, quelque chose se calme.

Je ne suis plus en guerre contre moi-même.

Je suis en chemin.

Et ce chemin me ramène à moi.

Chanson: J'ouvre mes ailes

Article 7 : Transformer l’ombre en force

Accepter sa part d’ombre est une étape.
La transformer en force intérieure est un choix.

Mon ombre n’est pas là pour me détruire.
Elle est là pour me révéler.


🌿 Ce que l’ombre voulait me dire

Derrière ma colère, il y avait une limite non respectée.
Derrière ma peur, un besoin de sécurité.
Derrière ma jalousie, un manque de reconnaissance.
Derrière ma dureté, une blessure non guérie.

Mon ombre n’était pas mon ennemie.
Elle était un signal intérieur.

Lorsque je cesse de la fuir,
je peux l’écouter.

Pourquoi ai-je réagi ainsi ?
Quelle valeur était touchée ?
Quelle blessure demandait à être vue ?


🌿 De la réaction à la conscience

Transformer l’ombre en force,
c’est passer de la réaction automatique à la conscience lucide.

Ma sensibilité n’est pas une faiblesse.
C’est une intuition affinée.

Ma colère n’est pas une faute.
C’est une énergie de protection.

Ma peur n’est pas une honte.
C’est une alerte intérieure.

Lorsque je comprends cela,
je ne subis plus mes réactions.
Je les maîtrise.


🌿 Intégrer plutôt que rejeter

Je ne cherche plus à supprimer mon ombre.
Je cherche à l’intégrer.

Je reconnais mes zones fragiles.
Je comprends leurs déclencheurs.
Je prends la responsabilité de mes choix.

Ce qui me faisait tomber
devient ce qui me soutient.

Je transforme les “moins” en “plus”.
La blessure en maturité.
La peur en prudence consciente.
La colère en limite claire.


🌿 Revenir au point zéro

Au point zéro, je ne suis plus divisé(e).

Je suis aligné(e).
Je suis lucide.
Je suis entier / entière.

Mon ombre ne me gouverne plus.
Elle fait partie de moi,
mais elle ne décide plus à ma place.

Et dans cet alignement,
je découvre une force plus calme,
plus stable,
plus profonde.

Une force tranquille.

Je ne me combats plus.
Je me construis.

Chanson: Se retrouver

Article 8 : La blessure d’injustice

Il existe une blessure particulière.
Silencieuse. Profonde. Brûlante.

La blessure d’injustice.

Elle naît lorsque la vérité est inversée.
Lorsque l’on est accusé(e) à tort.
Lorsque l’on est incompris(e).
Lorsque le coupable est protégé.
Lorsque la victime est mise en doute.

Cette blessure ne touche pas seulement le cœur.
Elle touche la dignité.


🌿 Quand l’injustice laisse une trace

La blessure d’injustice crée :

Une colère profonde.
Un sentiment d’impuissance.
Une révolte intérieure.
Une envie de rétablir la vérité à tout prix.

Elle peut nous rendre :

Plus dur(e).
Plus méfiant(e).
Plus contrôlant(e).
Ou au contraire plus silencieux(se), plus effacé(e).

À force de vouloir combattre l’injustice,
on peut finir par vivre uniquement contre elle.

Et se perdre.


🌿 Restaurer la justice en soi

Je ne peux pas toujours contrôler la justice extérieure.
Mais je peux restaurer ma justice intérieure.

Rendre la faute à sa place.
Ne plus porter la honte qui ne m’appartient pas.
Ne plus me condamner pour ce que je n’ai pas fait.

Je n’ai pas besoin que tout le monde valide ma vérité
pour qu’elle soit vraie.

La blessure d’injustice m’apprend la droiture intérieure.

Elle m’apprend à poser des limites claires.
À ne plus me trahir.
À ne plus me taire pour préserver les autres.


🌿 Ne pas devenir l’injustice

La tentation est grande de se durcir.
De devenir amer(e).
De rendre coup pour coup.

Mais si je laisse l’injustice me transformer en dureté permanente,
alors elle continue de me gouverner.

Je peux voir l’injustice
sans devenir injuste.

Je peux ressentir la colère
sans devenir haineux(se).

Je choisis la lucidité plutôt que l’amertume.


🌿 Revenir au point zéro

Au point zéro, je ne nie pas l’injustice.

Je reconnais la douleur.
Je reconnais l’impact.
Mais je refuse qu’elle définisse mon identité.

Je garde ma cohérence.
Ma vérité intérieure.
Ma force calme.

Je ne suis pas l’injustice que j’ai subie.

Je suis celui / celle qui a traversé.

Et dans cette conscience,
la blessure cesse de me gouverner.

Elle devient une colonne vertébrale intérieure.

Et je reste debout.

Chanson: La justice du cœur

Chanson: Pourquoi

Article 9 : Le pardon de soi pour ne plus être sous l’emprise extérieure

Après avoir traversé la blessure d’injustice,
après avoir reconnu la colère, la douleur, la dignité touchée,

vient une étape essentielle :

Le pardon de soi.

Car tant que je ne me pardonne pas,
je reste sous l’emprise extérieure.


🌿 L’emprise invisible

Ce ne sont pas toujours les autres qui me tiennent encore.

Ce sont les phrases que je me répète :

“Tu aurais dû…”
“Tu n’as pas été assez…”
“Tu aurais pu éviter…”
“Tu aurais dû voir…”

Tant que je me condamne intérieurement,
je laisse le passé continuer à me gouverner.

Je reste lié(e) au regard des autres.
À leurs jugements.
À leurs reproches.


🌿 Se libérer du reproche permanent

Le pardon de soi ne signifie pas nier ses erreurs.

Il signifie arrêter de se punir éternellement.

Oui, j’ai pu mal agir.
Oui, j’ai pu me tromper.
Oui, je n’ai pas toujours été aligné(e).

Mais je refuse de rester sous le poids du reproche permanent.

À ce moment-là, j’ai fait avec le niveau de conscience,
de maturité,
et de force que j’avais.

Aujourd’hui, je sais plus.

Et cette conscience me permet d’évoluer.


🌿 Reprendre mon pouvoir intérieur

Lorsque je me pardonne, je récupère mon pouvoir intérieur.

Je ne suis plus gouverné(e) par la honte.
Ni par la culpabilité excessive.
Ni par la peur du jugement extérieur.

Je ne cherche plus à compenser.
Je ne cherche plus à me justifier.

Je me tiens debout.

Le pardon de soi est un acte de souveraineté personnelle.

Je ne vis plus à travers les yeux de ceux qui m’ont blessé(e).
Je me regarde avec ma propre conscience.


🌿 Revenir au point zéro

Au point zéro, je ne suis plus sous influence.

Je suis aligné(e).
Stable.
Présent(e).

Je ne laisse plus le passé diriger mes choix.
Je ne laisse plus l’extérieur définir ma valeur.

Je me choisis.

Et dans ce choix,
je redeviens libre.

Chanson: Sous le ciel

Article 10 : Poser ses limites

Après le pardon de soi,
après avoir repris son pouvoir intérieur,
vient une étape concrète :

Poser ses limites.

Car se réconcilier sans changer ses frontières,
c’est risquer de retomber dans les mêmes schémas.


🌿 Pourquoi je ne posais pas de limites

Pendant longtemps, je n’ai pas osé dire non.

Par peur du rejet.
Par peur de décevoir.
Par peur du conflit.
Par besoin d’être aimé(e).

Je me suis adapté(e).
Je me suis tu(e).
Je me suis sur-adapté(e).

Mais à chaque fois que je me taisais,
je m’abandonnais un peu.

Ne pas poser de limites,
c’est laisser les autres décider jusqu’où ils peuvent aller.


🌿 Ce qu’est une limite saine

Une limite saine, ce n’est pas une attaque.

Ce n’est pas une vengeance.
Ce n’est pas une fermeture.

C’est un acte de respect de soi.

Dire :

“Cela ne me convient pas.”
“Je ne suis pas d’accord.”
“Je ne veux plus fonctionner ainsi.”

Sans agressivité.
Sans justification excessive.
Sans culpabilité.

Une limite n’a pas besoin d’être validée pour être légitime.


🌿 La limite comme acte de souveraineté

Poser une limite, c’est incarner sa souveraineté personnelle.

Je ne contrôle pas les autres.
Mais je décide de ce que j’accepte.

Je ne peux pas empêcher quelqu’un d’être injuste.
Mais je peux choisir de ne plus rester là où je ne suis pas respecté(e).

Cela demande du courage.

Car certaines personnes préféraient la version de moi
qui ne disait rien.

Mais cette version me blessait.

Aujourd’hui, je choisis l’alignement.


🌿 Rester au point zéro

Lorsque je pose mes limites,
je ne suis plus dans la colère.
Je suis dans la clarté.

Je ne me justifie plus.
Je ne m’excuse plus d’exister.

Je protège mon équilibre intérieur.
Mon espace émotionnel.
Ma dignité.

Et dans cette posture,
je reste au point zéro.

Là où je ne me trahis plus.

Là où je suis libre.

Chanson: l'amour de soi

Article 11 : Le monde extérieur – Leur vision, leurs vices

Après la réconciliation,
après le pardon,
après les limites,

il reste une réalité :

Le monde extérieur ne change pas toujours.

Les jugements existent encore.
Les comparaisons.
Les projections.
Les manipulations parfois.
Les inversions de vérité.

Leur vision n’est pas toujours la mienne.


🌿 Leur vision parle d’eux

Chacun voit à travers ses propres blessures.

Certains voient de la faiblesse là où il y a de la sensibilité.
Certains voient de l’orgueil là où il y a de la dignité.
Certains voient une menace là où il y a simplement une personne alignée.

Leur regard est filtré par leurs peurs.
Leurs frustrations.
Leurs vices parfois.

Leur vision parle d’eux.

Elle ne définit pas ma vérité intérieure.


🌿 Les vices du monde

Le monde n’est pas toujours juste.

Il y a la jalousie.
La recherche de pouvoir.
La manipulation.
Les attaques déguisées.
Les mensonges.
Les renversements de responsabilité.

Parfois même, ceux qui devraient protéger
protègent l’inverse.

Il serait naïf de le nier.

Mais il serait dangereux de laisser cela me transformer.


🌿 Ne pas absorber ce qui ne m’appartient pas

Je peux voir les jeux de pouvoir
sans y entrer.

Je peux comprendre la manipulation
sans l’adopter.

Je peux reconnaître les vices
sans les intégrer en moi.

Je refuse d’absorber ce qui ne m’appartient pas.

Je refuse de devenir dur(e)
simplement parce que le monde peut l’être.

Ma force est une force calme.


🌿 Rester au point zéro

Lorsque je suis réconcilié(e) avec moi-même,
leur regard ne me gouverne plus.

Il peut me toucher un instant.
Mais il ne m’ébranle plus profondément.

Car je sais qui je suis.

Je connais mes valeurs.
Je connais mes limites.
Je connais ma vérité.

Le monde peut être imparfait.
Mais mon monde intérieur peut rester stable.

Et c’est cela, la vraie liberté.

Ne plus vivre à travers le regard des autres.
Ne plus être sous emprise extérieure.
Ne plus se trahir pour être accepté(e).

Je vois le monde tel qu’il est.
Mais je choisis de rester moi.

Et dans ce choix,
je reste debout.

Je reviens au point zéro.

Je me choisis.

Chanson: Je veux vivre

Revenir à soi

Ce parcours n’était pas un combat.

Ce n’était pas une guerre contre le passé.
Ni contre les autres.
Ni contre moi-même.

C’était un retour.

Un retour vers ma vérité intérieure.
Un retour vers ma dignité.
Un retour vers ma souveraineté.

J’ai regardé mes blessures.
J’ai rendu ce qui ne m’appartenait pas.
J’ai rendu la faute à sa place.
Je me suis demandé pardon.
J’ai accepté ma part d’ombre.
J’ai transformé mes failles en force.
J’ai reconnu la blessure d’injustice sans la laisser me définir.
J’ai posé mes limites.
J’ai cessé de vivre sous le regard des autres.

Je ne suis plus en lutte.

Je ne suis plus sous emprise.

Je ne suis plus obligé(e) de prouver.

Je suis revenu(e) au point zéro.

Le point zéro, ce n’est pas l’oubli.
Ce n’est pas l’effacement.

C’est un espace de clarté.

Un espace où je ne suis ni victime ni coupable.
Un espace où je suis simplement conscient(e).

Je sais que le monde peut être imparfait.
Je sais que les injustices existent.
Je sais que tout ne sera pas toujours réparé.

Mais moi, je suis réparé(e) à l’intérieur.

Je ne cherche plus à changer les autres.
Je choisis de rester aligné(e).

Je me tiens debout.
Calme.
Lucide.
Libre.

Je reviens à moi.

Et dans ce retour, je me choisis.

Chanson: Nouvelle lune

Vous pouvez retrouver  l'énergie de l'amour de soi et de la miséricorde à travers mes créations. (lien sur les images)

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