
Je Me Choisis en Amour
Se libérer de la dépendance affective.
On nous a appris que l’amour était une fusion.
Que lorsque nous sommes en couple, nous formons un “tout”.
Que l’autre devient “à nous”.
Mais à quel moment l’amour est-il devenu une forme d’appartenance ?
Cette série d’articles est née d’une question simple, mais profonde :
Aimons-nous vraiment l’autre pour ce qu’il est…
ou pour ce qu’il vient combler en nous ?
Car derrière le mot amour, se cachent parfois :
la peur,
le manque,
la dépendance,
et l’illusion d’être enfin complet(e).
Nous cherchons souvent chez l’autre ce que nous n’avons pas encore osé développer en nous-mêmes.
Et lorsque cette attente devient trop lourde,
l’épuisement, les reproches et la colère apparaissent.
Alors j’ai voulu faire un état des lieux.
Regarder en face nos fausses croyances.
Comprendre nos blessures.
Et surtout, reprendre notre responsabilité émotionnelle.
Parce qu’un amour sain ne repose pas sur la possession.
Il repose sur la liberté, le respect et la conscience.
Cette série est une invitation à redevenir son propre pilier,
à se choisir avant de choisir l’autre,
et à aimer sans se perdre.
Car personne ne nous appartient.
Et nous n’appartenons à personne.
L’amour n’est pas une prise.
C’est une rencontre.
Article 1 — Dépendance et amour
État des lieux
On croit aimer.
On croit choisir.
Mais parfois, on s’attache plus qu’on n’aime vraiment.
On pense que l’autre nous appartient.
On parle de “mon” compagnon, “ma” femme, “mon” homme.
Sans nous en rendre compte, nous glissons doucement vers une idée de possession.
On confond amour et sécurité.
On confond union et dépendance.
Par peur de perdre, on cherche à garder.
Par peur d’être seul(e), on accepte.
Par peur d’être abandonné(e), on tolère parfois l’intolérable.
On se dit :
“Il m’apporte cela.”
“Elle me rassure.”
“Je me sens complet(e) avec lui / avec elle.”
Mais est-ce de l’amour conscient
ou la peur de ne pas exister seul(e) ?
On peut être attiré par une personne pour les qualités que l’on croit ne pas avoir.
Sa force nous rassure.
Sa stabilité nous équilibre.
Sa lumière nous apaise.
Et sans le voir, on commence à s’identifier à ce qu’elle nous procure.
Alors une question se pose :
Aime-t-on cette personne pour ce qu’elle est dans son entièreté, avec ses faiblesses et ses ombres ?
Ou seulement pour ce qu’elle comble en nous ?
L’état des lieux est simple :
Beaucoup de relations commencent dans le manque,
et non dans la plénitude.
Et tant que ce manque n’est pas reconnu,
il dirige nos choix, nos attachements,
et parfois nos souffrances.
Chanson: Miroir brisé
Article 2 — Le message
L’amour n’est pas une possession
Personne ne nous appartient.
Et nous n’appartenons à personne.
L’amour n’est pas une propriété.
Ce n’est pas un contrat de dépendance.
Ce n’est pas une garantie contre l’abandon.
Aimer, ce n’est pas posséder.
Aimer, ce n’est pas contrôler.
Aimer, ce n’est pas enfermer.
Aimer, c’est choisir.
Choisir librement.
Choisir en conscience.
Choisir chaque jour.
Une relation saine repose sur la liberté, le respect et la responsabilité.
Deux personnes entières qui marchent côte à côte,
et non deux êtres blessés qui s’accrochent pour survivre.
L’union consciente ne supprime pas l’individualité.
Elle la respecte.
Elle l’encourage.
Elle la valorise.
On peut aimer profondément sans vouloir posséder.
On peut s’engager sans perdre sa souveraineté.
Le véritable amour dit :
“Je te choisis, mais je ne te possède pas.”
Et surtout :
“Je me choisis aussi.”
Chanson: Pardonne moi
Article 3 — La fausse croyance
“Il ou elle me complète”
La plus grande illusion en amour est de croire que quelqu’un vient nous compléter.
On pense :
“Sans lui, je ne suis pas entière.”
“Sans elle, je me sens vide.”
“Il m’apporte ce que je n’ai pas.”
Cette croyance est dangereuse, car elle repose sur le manque.
Nous sommes souvent attirés par les personnes qui possèdent les qualités que nous croyons ne pas avoir :
la confiance,
la stabilité,
la douceur,
la force,
la lumière.
Être avec elles nous donne l’impression de redevenir complets.
Mais en réalité, nous cherchons à emprunter leur énergie au lieu de développer la nôtre.
On croit retrouver l’équilibre,
alors qu’on crée une forme de dépendance invisible.
À force de vouloir puiser chez l’autre ce que l’on n’ose pas incarner,
l’épuisement apparaît.
Les reproches s’installent.
La colère monte.
On commence à accuser l’autre de ne plus nous donner ce dont nous avons besoin.
Mais ce besoin n’aurait jamais dû reposer entièrement sur lui.
La vérité est simple :
Personne ne peut nous donner durablement ce que nous refusons de construire en nous.
Ce que nous admirons chez l’autre est souvent une part de nous que nous n’avons pas encore osé réveiller.
Article 4 — Ce que je dois apprendre de moi pour m’aimer
Devenir mon propre pilier
Pour vivre une relation saine, je dois d’abord me connaître.
Connaître mes forces.
Reconnaître mes faiblesses.
Identifier le manque qui m’empoisonne.
Je dois me demander :
D’où vient ce vide ?
Est-il réel ou nourri par une ancienne blessure ?
Est-ce un besoin actuel ou une peur du passé ?
Parfois, la ressource que je cherche chez l’autre existe déjà en moi.
Je ne l’ai simplement jamais développée.
La vie peut me conduire vers des personnes mal intentionnées pour me forcer à ouvrir les yeux.
Mais si je continue à porter un bandeau,
je m’obstine
et je m’enfonce dans des relations toxiques.
M’aimer, c’est prendre ma responsabilité émotionnelle.
C’est arrêter de faire porter à l’autre le poids de mes traumatismes.
Si je ne m’assume pas moi-même,
pourquoi quelqu’un d’autre le ferait-il à ma place ?
Mon partenaire doit être un compagnon,
pas le pilier de ma vie.
Le pilier, c’est moi.
Quand je deviens stable intérieurement,
je ne cherche plus quelqu’un pour me sauver.
Je cherche quelqu’un pour partager.
Chanson: Masque tombé
Article 5 — La vérité
L’amour commence par soi
On rejette souvent l’amour par peur d’être blessé(e), épuisé(e), abandonné(e) ou rejeté(e).
Ou au contraire, on s’y accroche par peur d’être seul(e).
Mais la vérité est plus simple :
tant que je ne me donne pas l’amour que j’attends,
je le réclamerai à l’autre.
Si je n’ai pas confiance en moi,
je chercherai un partenaire pour me rassurer.
Si je me sens vide,
je chercherai quelqu’un pour me remplir.
Si je doute de ma valeur,
je dépendrai de son regard.
Et lorsque l’autre ne répondra plus exactement à mes attentes,
la colère apparaîtra.
Le sentiment de ne pas être entendu(e),
de ne pas être respecté(e).
Pourtant, parfois, la distance vient de moi.
De mes blessures non guéries.
De ma part de responsabilité que je refuse de voir.
La vérité est celle-ci :
Personne ne peut combler durablement un vide que je refuse de remplir moi-même.
Un amour sain ne repose pas sur la peur.
Il repose sur la confiance, le respect et la liberté.
Quand je m’aime suffisamment,
je ne cherche plus un sauveur.
Je cherche un partenaire.
Chanson: Sincère avec toi
Chanson: Reviens à toi
Article 6 — Objectif et solution
Ce que je veux me donner et donner à l’autre
Mon objectif n’est pas de trouver quelqu’un qui me sauve.
Mon objectif est de devenir entier(e).
Je choisis de guérir mes blessures.
Je choisis de reprendre ma confiance.
Je choisis d’assumer ma responsabilité émotionnelle.
Je ne veux plus aimer par peur.
Je ne veux plus rester par manque.
Je ne veux plus accepter l’irrespect sous prétexte d’être rassuré(e).
Ce que je veux me donner :
-
de la sécurité intérieure
-
de la stabilité
-
du respect envers moi-même
-
de l’amour sincère
Ce que je veux donner à l’autre :
-
une présence consciente
-
de l’écoute
-
de la bienveillance
-
un engagement libre
Je veux une relation où deux personnes debout choisissent de marcher ensemble.
Pas une relation où l’un porte l’autre.
Car l’amour n’est pas une béquille.
C’est une rencontre entre deux êtres qui ont appris à se tenir seuls.
Et si je dois retenir une chose, c’est celle-ci :
Je deviens mon propre pilier,
pour aimer sans posséder
et être aimé(e) sans me perdre.
Chanson: Quand l'amour viendra
De l’amour du couple à l’amour familial
On parle souvent de possession et de dépendance dans le couple.
Mais ces mécanismes ne naissent pas là par hasard.
Ils prennent racine bien plus tôt.
Dans notre éducation.
Dans notre famille.
Dans les loyautés invisibles que l’on porte depuis l’enfance.
Si j’ai appris que l’amour signifie me rendre indispensable,
alors je chercherai à l’être en couple.
Si j’ai appris que ma valeur dépend de ce que je fais pour les autres,
alors je me mettrai au service au détriment de moi-même.
Les schémas affectifs que je rejoue avec mon partenaire
sont souvent le reflet de ceux que j’ai vécus dans ma famille.
Avant même de vouloir aimer sainement quelqu’un,
je dois regarder comment j’aime ceux qui m’ont donné la vie.
Est-ce que j’aide par amour libre ?
Ou par culpabilité ?
Par peur de décevoir ?
Par besoin d’être reconnu(e) ?
Comprendre ma place dans ma famille,
c’est comprendre la place que je prends dans mes relations.
Car l’équilibre ne commence pas dans le couple.
Il commence dans la manière dont je me positionne face aux attentes des autres.
Chanson: Amour perdu
La responsabilité familiale
Aider sans se sacrifier
Doit-on être au service des personnes que l’on aime au détriment de soi ?
On croit à tort que l’on a une obligation morale, une loyauté familiale, une responsabilité absolue envers ses parents, ses frères et sœurs.
On pense que l’on doit faire à leur place ce qu’ils ne savent pas faire ou ne peuvent pas faire.
Mais à quel moment l’entraide devient-elle un sacrifice ?
La véritable réponse réside dans la limite que l’on se doit pour exister.
Aimer ne signifie pas se soumettre aux difficultés des autres.
Aider ne signifie pas s’effacer.
Oui, l’entraide est importante.
Oui, elle peut nous révéler nos capacités.
Mais elle ne doit pas nous condamner.
Si je porte tout,
si je décide pour l’autre,
si je règle tout à sa place,
je ne l’aide pas vraiment.
Je l’empêche de développer sa propre souveraineté.
Aimer sainement, c’est aussi savoir dire non.
C’est poser des limites claires.
C’est refuser que mes ressources soient épuisées par une loyauté mal comprise.
Je peux accompagner.
Je peux soutenir.
Je peux orienter vers d’autres solutions, d’autres aides, d’autres personnes compétentes.
Mais je ne dois pas devenir le pilier permanent de la vie de quelqu’un.
Car si je m’abandonne pour sauver les autres,
je crée du déséquilibre,
de la fatigue,
et parfois de la colère silencieuse.
Me prioriser n’est pas de l’égoïsme.
C’est du respect de soi.
Redonner la responsabilité à la personne en difficulté,
c’est lui redonner sa dignité.
Je peux aimer ma famille
sans me perdre.
Je peux aider
sans me sacrifier.
Et je peux choisir d’exister pleinement,
même face aux attentes familiales.
Chanson: Etre maman
Chanson: Je suis
Le parent et l’enfant
Aimer sans se sacrifier
L’amour d’un parent pour son enfant est un amour profond, instinctif, presque inconditionnel.
Mais cet amour ne doit pas devenir un prétexte au sacrifice permanent.
On veut lui donner tout ce que l’on a.
On veut le protéger de tout.
On veut éviter qu’il souffre.
Mais est-ce vraiment l’aimer que de tout faire à sa place ?
Ne vaut-il pas mieux lui apprendre ses propres capacités,
lui montrer sa force,
l’encourager à se relever seul lorsqu’il tombe ?
Un enfant que l’on surprotège peut devenir un adulte dépendant.
Un enfant que l’on responsabilise devient un adulte autonome.
Aimer son enfant, ce n’est pas se vider pour lui.
C’est lui transmettre des valeurs,
lui apprendre à prendre soin de lui,
à faire ses propres choix,
à assumer ses décisions.
Le véritable amour est un partage, pas une fusion.
C’est accompagner sans étouffer.
C’est guider sans contrôler.
Si le parent s’oublie totalement,
il finit par être épuisé,
parfois frustré,
parfois invisible dans sa propre vie.
Un parent équilibré élève un enfant équilibré.
En prenant soin de moi,
je lui montre comment prendre soin de lui.
En respectant mes limites,
je lui apprends à respecter les siennes.
Car le but n’est pas qu’il ait toujours besoin de moi.
Le but est qu’il devienne une personne entière,
fière de qui elle est,
capable d’avancer seule dans le monde.
Et moi, je reste un parent aimant,
mais pas sacrifié.
Chanson: Dernière ligne droite
Aimer sans se sacrifier, aimer sans posséder
L’amour ne devrait jamais être une soumission.
Ni dans le couple.
Ni dans la famille.
Ni dans la parentalité.
On nous a appris que l’amour demandait des preuves, des efforts constants, parfois même des sacrifices.
Mais si aimer signifie s’oublier, s’épuiser ou se taire, alors ce n’est plus de l’amour, c’est du déséquilibre.
Dans le couple, aimer ne veut pas dire posséder.
Dans la famille, aimer ne veut pas dire porter tout le monde.
Avec un enfant, aimer ne veut pas dire vivre à sa place.
Le fil conducteur est toujours le même : la responsabilité personnelle.
Je ne peux pas demander à l’autre de me compléter.
Je ne peux pas empêcher un adulte de devenir autonome en faisant tout pour lui.
Je ne peux pas protéger mon enfant au point de l’empêcher de devenir fort.
L’amour sain repose sur trois piliers :
la liberté,
le respect,
et la souveraineté.
Je peux aider sans me sacrifier.
Je peux aimer sans posséder.
Je peux accompagner sans m’effacer.
Me choisir ne signifie pas abandonner les autres.
Cela signifie aimer à partir d’un espace stable, conscient et aligné.
Quand je deviens mon propre pilier,
je ne crée plus de dépendance autour de moi.
Je crée des relations d’équilibre.
Et c’est là que l’amour devient mature.
Un amour qui élève.
Un amour qui responsabilise.
Un amour qui rend chacun plus fort, pas plus fragile.
Aujourd’hui, je choisis d’aimer sans me perdre.
Et c’est ainsi que je reste entière,
tout en laissant les autres le devenir aussi. 🌿🔥
Chanson: M'aimer
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