
Le Mental
Le mental est cette petite voix intérieure qui nous accompagne en permanence.
C’est lui qui dit :
“Avance.”
“Attention, c’est dangereux.”
“Tu n’es pas capable.”
“Essaye quand même.”
Il analyse, compare, anticipe, juge, imagine.
Le mental n’est ni bon ni mauvais.
Il est un mécanisme de protection.
π§ Le mental et l’inconscient
Le mental s’appuie sur notre inconscient.
L’inconscient enregistre :
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nos expériences
-
nos émotions
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nos blessures
-
nos réussites
-
nos échecs
-
nos peurs
Depuis notre tendre enfance, nous construisons des croyances.
Ces croyances deviennent nos références internes.
Elles façonnent :
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nos valeurs
-
nos réactions
-
nos choix
-
notre vision du monde
πͺοΈ Les influences extérieures
Nos pensées ne naissent pas seules.
Elles sont influencées par :
π¨π©π§ La famille
Qui transmet parfois des fausses croyances, des peurs héritées, des traditions limitantes.
π« L’école
Qui pousse à performer, à se comparer, à mesurer sa valeur par rapport aux autres.
ποΈ La société
Qui impose des règles, des normes, des lois censées garantir la sécurité.
Certaines de ces règles protègent réellement.
D’autres entretiennent la peur, le jugement, la pression pour mieux nous mieux nous soumettre
βοΈ Ce que fait réellement le mental
Le mental ne cherche pas à nous enfermer.
Il cherche à :
-
nous protéger
-
éviter la douleur
-
reproduire ce qui a déjà fonctionné
-
fuir ce qui a déjà blessé
Mais le problème apparaît lorsque :
-
il confond danger réel et peur ancienne
-
il répète des croyances dépassées
-
il limite notre liberté d’être
β¨ La prise de conscience
Nous ne sommes pas notre mental.
Nous sommes la conscience qui observe le mental.
Nous pouvons :
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observer nos pensées
-
questionner nos croyances
-
transformer nos conditionnements
-
choisir nos valeurs
-
retrouver notre liberté intérieure
πΏ Conclusion
Le mental est un outil puissant.
S’il est dirigé par la peur, il enferme.
S’il est éclairé par la conscience, il libère.
Nous avons le pouvoir de :
-
garder ce qui nous élève
-
transformer ce qui nous limite
-
reprendre notre souveraineté intérieure
βοΈ Se voir comme une équation
Pour moi, ce qui a fonctionné, c’est de me voir comme une équation.
Le signe = représente :
π Qui je suis vraiment.
Quand le mental est en chaos, l’équation est déséquilibrée.
Il y a trop de “moins”.
Alors j’ai décidé de poser les choses noir sur blanc.
βοΈ Étape 1 : Lister les “–”
Je liste tout ce qui :
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me tracasse
-
m’affaiblit
-
me tourmente
-
me met en colère
-
me fait honte
-
me fait douter
Sans filtre. Sans jugement.
π Étape 2 : Identifier l’origine
À côté de chaque point, j’écris :
Ça vient d’où ?
-
d’une fausse croyance ?
-
d’une peur ancienne ?
-
d’une situation précise ?
-
d’un souvenir ?
-
d’une personne ?
-
d’un lieu ?
-
d’une influence extérieure ?
-
de mon ego blessé ?
Je me demande :
π Quelle est ma responsabilité réelle ?
π Ai-je été influencée ?
π Ai-je agi par peur, par manque, par protection ?
Puis je me dis simplement :
“Voilà ce qui s’est passé.”
Sans dramatiser. Sans minimiser.
Juste les faits.
βοΈ Étape 3 : Mettre en face la vérité
En face, je crée une deuxième colonne.
Je me demande :
-
Était-ce faux, injuste, ou juste ?
-
Est-ce que cela correspond encore à mes valeurs actuelles ?
-
Ai-je changé depuis ?
-
Est-ce que cette version de moi est encore moi ?
Puis j’écris :
-
Ce que cela m’a appris
-
Ce que je veux aujourd’hui
-
Ce que je ne veux plus
π Transformer les “–” en “+”
Chaque élément négatif devient une matière première.
Je me demande :
Comment transformer ce “–” en “+” ?
-
Quelle leçon puis-je en tirer ?
-
Quel objectif concret en découle ?
-
Quelle solution je peux mettre en place ?
-
Quelle limite je dois poser ?
-
Quelle valeur je choisis d’incarner maintenant ?
Je ne nie pas le passé.
Je l’utilise.
π― Retrouver le point zéro
Le but n’est pas d’être parfait.
Le but est de revenir au point zéro.
Le point zéro, c’est :
-
ni culpabilité excessive
-
ni justification
-
ni fuite
-
ni auto-attaque
C’est l’équilibre intérieur.
Là où je peux dire :
“Oui, cela a existé.”
“Oui, j’ai appris.”
“Oui, je choisis autrement maintenant.”
πΏ Conclusion
Je ne suis pas mes erreurs.
Je ne suis pas mes anciennes croyances.
Je ne suis pas mes réactions passées.
Je suis la conscience qui peut rééquilibrer l’équation.
Et à chaque prise de conscience,
je transforme un “–” en “+”.
Et plus je transforme,
plus je me rapproche de moi.